Dehors les Néolibéraux !

22 juillet 2012 : Rendez-vous mensuel pour manifester contre la marchandisation de l’éducation à Montréal. Tout le monde est écoeuré d’en entendre parler. Les idées préconçues ne font que se solidifier. Les gens n’écoutent plus. La bataille, par contre, a pris de la profondeur et avec cette campagne électorale qui s’amène, ce ne sont pas seulement les étudiants qui osent crier fort pour un meilleur monde. Les jeunes ont ouvert la route et donné un peu de courage à tous les Québécois. On se réveille. On dit NON. On arrête de se faire piler dessus docilement en se disant que ça fait partie de la game. Le Plan Nord, l’île d’Anticosti, la corruption et j’en passe, ÇA SUFFIT ! On doit montrer la porte à Charest au plus vite pour pouvoir se concentrer sur un plus gros problème : Harper…

Il faisait atrocement chaud ce jour-là. Je n’étais pas dedans pour prendre des photos. J’en ai pris moins mais j’ose croire que je me suis mieux appliqué à la tâche. Pour qui n’est jamais descendu dans les rues il faut savoir qu’un esprit de fierté vraiment joyeux habite les manifestations. Les manifestants sont tellement démonisés que les gens oublient que ceux qui protestent sont pareils comme leur enfant, leur voisin ou leur mère. C’est du monde ben normal et pas violent du tout comme le laissent sous-entendre Charest et les médias.

Quoique j’estime important de dénoncer les abus de pouvoir et la violence des policiers envers la population, je trouve qu’on ne parle que de ça. Ça donne une image inexacte du réveil politique et social que l’on vit au Québec. Un peu dans le même genre qu’un seul casseur peut représenter une foule de 10 000 manifestants. Moi, je n’ai pas besoin de faire les manchettes alors je préfère me concentrer sur le street et tenter de capturer la réalité aussi banale soit-elle. Voici donc, modestement, quelques clichés de la majorité silencieuse…

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Comments

  1. J’adore la dernière. Bien vu !

  2. Ulrich von Bek says:

    Cela donne de la gravité à leurs revendications. Et qu’a donné celles-ci ? Car de ce côté de l’Atlantique, je n’en ai pas entendu parler…

    • C’est normal puisqu’il n’y a pas eu de réponse, ni d’écoute de la part du gouvernement. En gros, nous sommes pris sur une guerre de manipulation médiatique où chacun potine dans le dos de l’autre et où on focus sur des perceptions et des mots précis… et puis là, on va entrer en période pré-électorale. Ce soulèvement, quoique sans résultats concrets pour le moment, a amorcé une nouvelle ère pour le Québec. Notre nation amèrement déçue par le passé s’est trop adaptée à l’oppression et s’enlisait dans une apathie et un me-myself-and-I. Or, la ténacité des jeunes à ne pas se taire et leur courage de se battre contre Belzébuth a ramené l’intérêt des Québécois pour la politique et rétabli la connection sociale dans le peuple. On est de gros moutons. On chiâle tout bas sans jamais agir et la génération Y est en train de changer ça. On recommence à s’informer, à questionner, à s’ouvrir les yeux… et on se rends compte de pas mal d’affaires croches qui se trament dans notre dos. La liste est tellement longue : Corruption en construction, Commission Bastarache, la perte de l’île d’Anticosti, Le Plan Nord, Mauvaise gestion de la caisse de dépôt, des universités, des subventions et des contrats divers par le gouvernement, brutalité et répression policière, marchandisation de l’éducation, Loi 78, Recul pour la protection de la langue française, augmentation des taxes, des frais d’électricité, de garderies, de permis de conduire, d’assurances médicament pour le particulier et réduction de taxe et de taux d’imposition pour les entreprise et sociétés canadiennes, privatisation en stand-by du mont Orford, prêt faramineux pour une usine d’amiante qui est et sera bannie pas mal partout sur le planète, exploration et exploitation du gaz de schiste… Il nous fallait ces jeunes qui croient encore à la possibilité du pouvoir du peuple pour qu’on se réveille et qu’on renoue avec l’envie de bâtir notre Québéc. Suite aux échecs des 2 derniers référendums, la désillusion s’est installée par manque de bons leaders. Le personnage du leader charismatique pour mener le bal s’est donc avéré être une entière génération ! Donc, tu vois, l’enjeu n’est plus une simple hausse des frais scolaires, c’est l’avenir de notre Nation.

      • Ulrich von Bek says:

        L’avantage du Québec est d’être une province autonome (c’est aussi son problème d’un point de vue économique) avec une vraie marge de manoeuvre. Dans une démocratie, le peuple en général n’a que trois pouvoirs : le vote, le boycott (souvent sous-estimé grâce à une habile propagande de ceux qui le craignent) et la manifestation. Plus le pays est grand, plus le dernier est dilué. Une fédération permet de lui redonner de l’importance sur les questions provinciales.
        Vous avez raison d’en profiter pendant qu’il est temps.

  3. Ulrich von Bek says:

    C’est étrange on dirait que ces gens marchent silencieusement. Tes photos sont-elles représentatives de l’ensemble de la foule ?

    • Tiens, je n’avais pas songé à ça ! C’est vrai que tout le monde était assez assommé par la canicule. Il y avait toujours les crieurs de slogans mais les gens en général, oui, étaient moins bavards !

pow !

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